03 novembre 2009
pas de titre ça me gonfle les titres.
J'avais oublié, longtemps, comment ça faisait d'être vulnérable. Si je récapitule depuis loin, il y a eu toi, avec ta grande gueule et ta peau douce, toi avec ton encre et ton regard, toi avec ton joli ventre et tes pieds sur terre. Et puis il y a aujourd'hui. Toi avec ton accent, ton sourire, tes blagues débiles et ta musique à la con. Je dois avouer, j'ai super peur. Je n'ai franchement pas le courage de faire des phrases intéressantes, juste besoin d'écrire que j'ai le ventre en miettes, et la tête aussi et que je flippe comme une gosse. Je suis nulle pour ça, je sais pas comment m'y prendre, je trébuche et souvent je finis par prendre la sortie la plus proche. Je camoufle ça sous l'excuse du je me lasse trop vite ou du je ne peux pas résister à la tentation surtout si elle a des seins / des yeux comme ça. J'ai déjà commencé à préparer ma sortie, je me rassure comme je peux et c'est impressionnant de nullité. J'ai conscience d'être un cliché ambulant du non-engagement. Mais là j'avoue que j'en ai rien à carrer de ce que je donne à voir. J'ai juste les nerfs à vif, les mots qui sortent pas vraiment et la porte qui claque facile. Alors que pourtant, je devrais être tout sourire et tout miel mais j'ai tellement la trouille au fond là que tous mes muscles se tendent en même temps dès que j'y pense. J'ai peur de tout foutre par terre, comme souvent / tout le temps. J'ai peur de choisir la facilité et de prendre la porte que j'ai mis tant de temps à ouvrir.
J'ai super peur.
J'ai super peur.
05 octobre 2009
C E U D E
Ca fait quand même un moment, que je le sais, que je suis rarement satisfaite, que tout se joue autour du même point, que je tourne en rond comme jamais, mais en basculant des repères en deux trois mouvements de hanches. Ce n'est même plus vraiment amusant, cette course à la courre, qui finit invariablement par une marche dans le mordant du vent, les pensées qui ruminent et des bleus. Je n'ai plus vraiment la patience d'être triste ou de me morfondre ou de chercher à faire en sorte que ça marche. Les repères, ça se change, d'une ville à une autre, d'une chambre à une autre, d'une peau à une autre. La découverte, passe encore. Dormir avec, ça se discute. Mais rentrer dans le froid avec en prime un cadeau de bonne foi d'un nous sommes ensemble, ça me donne juste envie de lui foutre son poing dans son propre visage.
Je sais.
J'ai un discours de déçue.
d éç u e.
lettres amies, lettres inutiles, putain de lettres à la con, surtout.
07 août 2009
ça passe.
Il parait que par moments je contiens trop.
L'inéluctable envie qui me pousse à toujours courir,
au devant d'ennuis ou de baisers toujours plus incertains.
En même temps les deux vont ensemble.
J'ai laissé ma porte ouverte bien des fois,
la distance entre le pas et le cœur est fine
ni mon cri ni ma fièvre ne sont complets
et je rêve d'un souvenir posé sur un seul tranchant.
je crois
je br oi e
j'inspire
t o u t
sauf la conscience.
[confiance]
J'ai oublié, beaucoup.
Nous avons besoin de bruit, de choses enivrantes.
Du vent.
25 avril 2009
Les idées un peu crasses.
Je pense pouvoir dire que la solitude est une situation que l'on choisit,
si seulement l'on en accepte son aspect irrémédiable.
Je cherche encore sans doute des morceaux de vie,
l'inévitable sentiment d'abandon
mais
la blessure reste en dessous,
et mon coeur ne se loge plus que dans l'entrejambe.
J'ai toujours dit que je puais l'outre mesure,
sans oublier la vulgarité.
et l'horreur est là
je n'arrive plus à écrire,
mes mots n'ont ni sens ni portée
je n'ai au fond du ventre
qu'une envie folle de creuser.
22 février 2009
Tout envoyer chier.
Tout.
Tout.
Tout.
Même lui.
Et ça je ne l'aurais jamais cru possible.
J'ai des larmes de frustration qui montent et je sais en plus que je ne devrais pas.
Je ne devrais pas les laisser couler comme je ne devrais pas écrire ça ici.
Je suis désolée et à la fois très en colère.
Envie à la fois de t'arracher les yeux et de te serrer dans mes bras.
Envie à la fois de me moucher dans ton pull encerclée par tes baisers et de te cracher au visage.
J'ai la colère un peu extrême, il faut l'avouer.
Mauvais matin.



